Qu’en dira-t-on ?
Une lecture du livre XII du séminaire de Jacques Lacan

Stoïan Stoianoff-Nenoff

Éditions L'Harmattan, Collection Forum - IFRAS de Nancy

mars 1996

Pourquoi Jacques Lacan a-t-il salué le noeud borroméen comme une ultime trouvaille en matière de repérage dans la cure ? C’est qu’ il répondait à ses attentes, et à trois critères : l’argument de l’a-cosmicité (pas de correspondance biunivoque entre microcosme et macrocosme), l’argument de l’a-céphalie, (aucun des ronds de la chaîne borroméenne ne sauraît se dire premier); enfin, l’argument du jeu de mourre qui établit entre les ronds de l’Imaginaire, du Symbolique et du Réel une dominance circulaire. La chaîne borroméenne surgit ainsi comme paradigme de la solidarité entre concepts et comme fondement inconscient d’une éthique.

Stoïan STOIANOFF-NENOFF est praticien de l’analyse, auteur du livre Transmission de la psychanalyse (1992, aux Presses Universitaires de Nancy).